Mi nou

4 –  Mi nou     (6’56)

Pa oubliyé, sonjé, sanblé…

Mi nou, évè sa nou yé an jan an nou, ka yo ka fè évè nou, alè kilè mi nou an jan nou pé nou, zòt ka jété nou ouben zòt ka kalala nou.



Je fais une distinction terminologique entre la famille et l’unité de survie car la « famille, » par définition, est une institution sociale qui fonctionne afin de permettre le développement maximal et d’assurer la protection maximale des jeunes. Néanmoins sous le régime de la suprématie blanche, les Noirs et les autres personnes de couleur ne sont pas censés être développés de façon optimale ; il leur est simplement permis de fonctionner comme fonctionnels inférieurs, aliénés vis-à-vis d’eux-mêmes et des leurs. L’unité de survie non-blanche n’est pas autorisée à défendre ses petits, et fonctionne en conséquence.

Dr Frances Cress Welsing, 2015(1991), Les Dossiers d’Isis (La Clé des Couleurs), Afrocentricity International, pp. 145-146.


La dynamique interne qui est imposée à l’unité de survie, comme dans le système raciste en général, fonctionne afin de nier la masculinité Noire, comme celle-ci se donne à voir dans la relation qui existe entre la capacité de gagner son pain et le vrai pouvoir potentiel. Même lorsqu’un fort revenu est permis, il n’y a pas de vrai pouvoir au sens dernier de ce terme – à savoir, la capacité de soutenir, protéger, et défendre sa vie, la vie de sa femme et des ses enfants. Au sein de n’importe quel système d’oppression sérieuse, ce droit est retiré à l’homme opprimé, et par conséquent, il y a de ce fait même, une perte de respect pour la masculinité au sein de la population opprimée. Cette attitude commence chez l’homme opprimé lui-même et affecte tous les autres membres de l’unité de survie. Cette frustration du potentiel de masculinité Noire – une pression et un tort qui ne peuvent être corrigés à la source par peur de mourir – contraint à des modes de comportements dysfonctionnels, non-satisfaisants, circulaires, obsessionnels-compulsifs dans des domaines d’activité humaine où il est permis qu’un plus grand degré de masculinité s’exprime (i.e., le sexe, le sport et le divertissement).

Dr Frances Cress Welsing, 2015(1991), Les Dossiers d’Isis (La Clé des Couleurs), Afrocentricity International, pp. 146.



Mi nou,
sé on sanblaj a mòso son a 2-3 moun Gwadloup:
Pa oubliyé
Carnot & René Perrin
Léwòz n°3
Gérard Lockel
Ban tan san dou mé zanmi
Robert Loyson
Balata
Guy Konkèt
Graj n°1
Gérard Lockel



Mi nou

  • Gérald Grandman: Saks ténò & soprano
  • Gistavlabéka: Batri, Vwa, Tanbou Ka & Chacha
  • Linley Marthe: Bas
  • Sylvain Ransy: Pyanno a kouran
  • Dominique Tauliaut: Konga, Ka makè, Ka boula

Tout sé son la

 
 
Ankh
Mframadan
Nyansapo